Considérée comme le mal du siècle, la dépression empêche souvent la personne de manger, de dormir, de parler voire de travailler. Reconnue comme une maladie en tant que telle, elle peut aboutir à un arrêt de travail prescrit par le médecin traitant sous réserve de certaines conditions. Mais quelles sont alors les modalités d’un arrêt travail pour dépression ?

Quelles sont les conditions à remplir ?

Aux yeux de la loi, l’arrêt maladie dépression est tout à fait envisageable, surtout en début de traitement, mais il est cependant soumis à certaines conditions que le travailleur devra respecter. Puisque la personne dépressive voit ses capacités diminuer considérablement, elle pourra bénéficier d’un arrêt de travail pour dépression lorsque ce dernier est nécessaire à sa guérison.

Plus concrètement, trois conditions sont à remplir pour en bénéficier :

. La maladie et ses symptômes empêchent souvent la pratique d’une activité professionnelle puisqu’elle diminue la concentration et la motivation tout en détériorant les relations avec les autres

. Le traitement peut également empêcher de travailler notamment si le médecin prescrit des calmants, il devient donc difficile pour la personne de conduire ou de poursuivre son activité

. Le travail lui-même peut être un facteur déstabilisant pour la guérison du salarié par exemple en cas de harcèlement moral au travail ou d’activité particulièrement stressante

Dans la plupart des cas, l’arrêt de travail ne peut durer longtemps puisque l’activité professionnelle et les liens sociaux sont des facteurs essentiels pour retrouver l’équilibre et la confiance en soi. Dans ce cas précis, le travail peut favoriser la guérison. Le médecin pourra alors prescrire un arrêt maladie à temps partiel. Pour en savoir davantage sur les conditions d’obtention d’un arrêt de travail dans le cadre d’une dépression, consultez des sites spécialisés comme fredericarminot.com.

Arrêt de travail pour dépression : quelle durée ?

De manière générale, aucune durée de référence n’est établie en cas d’arrêt maladie pour dépression. La plupart du temps, elle est estimée par le médecin au cas par cas, en fonction de la gravité des symptômes et de l’efficacité du traitement.

Le médecin peut par exemple prescrire un arrêt de travail assez court au début du traitement, mais peut prolonger la durée le moment échéant s’il estime que le salarié n’est pas encore remis. La mise en place d’un lourd traitement médicamenteux peut également nécessiter une période de récupération assez longue. Elle permet surtout au patient de se sevrer des médicaments dans les meilleures conditions avant la reprise du travail.

Inversement, une reprise du travail avant même la guérison totale est prescrite par le médecin s’il juge l’activité professionnelle favorable à la guérison. Les symptômes de la maladie (difficulté à se concentrer, fatigue chronique…) diminuent cependant la productivité du salarié. Dans ce cas, un temps partiel thérapeutique sera mis en place afin que le malade puisse travailler à temps partiel et percevoir ses indemnités journalières.

Lorsqu’une longue maladie dépression (ou dépression chronique) est constatée, la durée de l’arrêt de travail peut facilement dépasser 6 mois en raison le processus de guérison. On parle alors d’arrêt maladie de longue durée dont les modalités peuvent être différentes d’un arrêt de travail conventionnel.

La dépression liée à l’activité professionnelle

La reconnaissance de la dépression comme maladie professionnelle peut être entamée si vous estimez que la maladie est liée directement avec votre travail. En effet, une maladie professionnelle se définit comme une lésion ou une pathologie contractée dans le cadre de l’exécution de son contrat de travail. Dans ce cas, la souffrance psychique ressentie par le salarié peut être considérée comme telle notamment si elle résulte de mauvaises conditions de travail (harcèlement moral, importante charge de travail, sanction disciplinaire abusive…).

La demande de reconnaissance de la dépression comme maladie professionnelle se fait auprès de l’assurance maladie. Le salarié devra apporter les preuves (certificat médical, mail, témoignages recueillis…) justifiant le lien entre les deux, obtenir une attestation de salaire de l’employeur puis adresser sa demande de reconnaissance à l’assurance maladie. Un médecin-conseil attestera ou contestera l’origine professionnelle de la dépression après enquête des conditions de travail.

S’il a été prouvé que la dépression a un quelconque rapport avec l’activité professionnelle, l’arrêt maladie pour dépression sera alors converti en arrêt pour maladie professionnelle. Le salarié perçoit alors ses indemnités journalières dont le montant est plus élevé que les indemnisations octroyées dans le cadre d’un arrêt de travail habituel.