Qu’est-ce qu’une capsulite ? L’épaule gelée expliquée

capsulite

Publié le : 21 novembre 20226 mins de lecture

La capsulite appelée plus couramment « épaule gelée » se manifeste lorsque la membrane qui entoure l’articulation de l’épaule entraîne des douleurs et une perte de mouvement. Dénommée « capsule articulaire », cette dernière s’épaissit et se rétracte. Quels en sont les symptômes, les causes et les traitements ? Vous découvrirez les réponses ci-dessous.

Caractéristiques d’une épaule gelée

Sur le site xpermd.org, vous trouvez toutes les informations qui caractérisent ce qu’est une rétraction de la capsule articulaire de l’épaule appelée plus communément « épaule gelée ». Néanmoins, ici, il est possible d’expliquer en quelques paragraphes ce que représente cette pathologie. L’épaule gelée provoque un enraidissement et des douleurs au niveau de l’articulation de l’épaule. Il s’agit de la couche la plus épaisse qui entoure l’articulation qui est atteinte. Elle devient une forme chronique d’arthrite au niveau de l’articulation située entre l’humérus et l’omoplate. Un engourdissement progressif apparaît avec des douleurs et des difficultés dans les mouvements.

Les causes d’une épaule gelée

Les raisons les plus fréquentes d’une capsulite rétractable sont nombreuses. Elle intervient après l’immobilisation de l’épaule à la suite d’une mastectomie, d’une chirurgie thoracique, d’une fracture ou d’une attaque cérébrale. Elle apparaît également lors d’une tendinite, du diabète, de maladies cardiaques, de pathologies cervicales, de désordres thyroïdiens, d’une fatigue importante, d’une période de stress et la prise de certains médicaments. Localement, une inflammation est constatée. Mais dans la plupart des cas, la source de ce problème de santé n’est pas identifiable.

Le médecin pose le diagnostic d’une épaule gelée

Des douleurs à l’épaule dans la journée, amplifiées la nuit et la perte de mobilité permettent aux médecins de diagnostiquer la pathologie. Pour confirmer ce diagnostic, des radiographies sont réalisées afin d’éliminer d’autres causes. L’IRM est un examen qui permet de confirmer la maladie.

L’évolution de l’épaule gelée en trois périodes

L’évolution de l’épaule gelée évolue en trois périodes principales. La première, d’une durée de un à quatre mois, se caractérise par une douleur diffuse, mais importante au niveau de l’épaule. Elle peut même se propager jusqu’au coude. La douleur a lieu principalement lors de mouvements brusques, au repos, le soir et la nuit. Le sommeil est perturbé avec l’impossibilité de se coucher sur l’épaule affectée. La seconde période dure de trois à douze mois. Elle se définit par un enraidissement de l’épaule (raison pour laquelle on la surnomme épaule gelée) et par une réduction de l’amplitude des mouvements dans toutes les directions. Les douleurs sont moins intenses que durant la première période, puis deviennent irrégulières. Enfin, la troisième partie dure de six mois à deux ans. Il s’agit de l’amorce de la récupération qui se remarque par une diminution de la douleur et la possibilité d’effectuer des mouvements avec de moins en moins de douleurs.

Les différents traitements existants pour une épaule gelée

De nombreux traitements peuvent être envisagés, après le diagnostic de l’épaule gelée. Dans un premier temps, le médecin prescrit un antidouleur ou anti inflammatoire non stéroïdien oral et l’application d’une crème locale. Des infiltrations ou des injections à base de corticoïdes calmes également les douleurs. D’autre part, des séances de kinésithérapie en eau chaude durant la phase évolutive et pendant la période de rééducation offrent de bons résultats. Le kinésithérapeute sollicite en douceur l’articulation afin d’éviter l’atrophie musculaire causée par l’immobilisation de l’épaule. En effet, le patient a tendance à ne pas utiliser son épaule en raison des douleurs provoquées par ses mouvements. Le patient peut aussi se soulager par quelques remèdes naturels comme une douche chaude sur la zone concernée, l’application d’une bouillotte, pratiquer des étirements, masser avec une huile d’arnica. En phytothérapie, la prise d’harpagophytum calme l’inflammation et les douleurs articulaires. Mais encore, quelques séances d’ostéopathie peuvent aider à retrouver une certaine amplitude et mobilité de l’épaule. De même, plusieurs séances de mésothérapie réduisent les douleurs. Différente de l’acupuncture et de l’infiltration, la mésothérapie doit être réalisée par un médecin qui possède une formation diplômante. Le principe de la discipline est d’injecter un médicament dans le derme ou l’épiderme. Traitée, cette maladie finit par guérir avec le temps. Néanmoins, sur certains patients, elle laisse quelques séquelles, notamment au niveau de l’amplitude des mouvements. Mais en général, tous ces traitements permettent aux patients une récupération complète. Il faut compter une ou deux années avant une récupération totale.

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